Torpeur et frémissements
Par Prems, dimanche 6 juillet 2008 à 16:21 :: Ma vie Mon oeuvre :: #20 :: rss
Et si le titre de l'article 5 devenait une catégorie ?
Les 5 pales déchirent avec obstination et régularité l'air lourd de cette milieu d'après-midi, conséquence de l'inconstance de la météo. La pluie brille à la lumière blafarde qui s'échappe subrepticement de ce train de nuages incontinents. En trois mots, temps de merde.
4 o'clock, pas encore l'heure du thé. L'heure où tout bascule vers la fin de la journée, quand tout ce qui est fait... n'est plus à faire. Le ménage ? effectué. La lessive ? étendue. Le repassage ? plié. Le Grand Prix est (forcément) terminé, vous pouvez éteindre la télé. Va-t-on en parler, de ce Grand Prix de Formule 1, d'ailleurs ? non. D'abord parce que tout le monde s'en fout, ensuite généralement les articles correspondants étaient d'une platitude et d'un ennui mortel, en plus d'être mal écrits. Et finalement ça me rappelle trop le boulot. Et puis, je pense que je me suis endormi devant.
Je me demandais souvent, un WE sur deux, saisi d'une fièvre hygiéniste plus ou moins calculée, si j'avais mérité de buller pendant deux heures sur le canapé, par une activité physique raisonnable et suffisante. Néanmoins, aujourd'hui, ce fut sans doute le cas... même si, franchement, j'aurais préféré le contraire. Car la douce hébétude causée par la douleur qui engourdit les muscles ne compense pas hélas la tristesse provoquée par le départ d'un être cher. Saint Kleenex, priez pour nous. Si c'était attendu, nécessaire, et sans doute pour le mieux, mon coeur reste aussi gros que le plus lourd des cartons. Et point d'ascenseur pour lui.
These little earthquakes doesn't take much to rip us into pieces
Anyway, la vie continue. Certains touristes ont même du abréger leur séjour all inclusive en Amérique du sud, alors... J'imagine que ça doit quand même faire chaud au coeur de pouvoir décrocher son portrait de la façade de l'hôtel de ville, devant une foule de milliers de personnes, sans connaître le centième. Une fin digne de 24h chrono. Reste maintenant à s'assurer que Carla ne complote pas contre son mari pour prendre d'assaut le palais de l'Elysée. Car Jack Bauer est indisponible, à cause de la grève des scénaristes.
Ce qui s'est un peu ressenti lors de la fête du cinéma en début de cette semaine. Le dernier Indiana Jones est une copie conforme des 3 précédents, et Phénomènes d'un ennui mortel (pas la peine de se demander pourquoi les gens se suicident). Par contre, Seul Two est hilarant, et Speed Racer un ovni haut en couleurs fort réjouissant.
Commentaires
1. Le jeudi 10 juillet 2008 à 22:08, par tiko
2. Le jeudi 10 juillet 2008 à 22:36, par Caro
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