Criminal Minds
Par Prems, dimanche 16 mars 2008 à 18:20 :: Séries TV :: #8 :: rss
Ou Esprits Criminels, Geister Verbrecher, Уголовно умах, 犯罪者の心.

Ma série du moment, qui s'avère être une bonne surprise. On pouvait faire confiance à l'excellent Mandy Patinkin : il n'a pas abandonné Dead Like Me pour une vulgaire série policière de bas étage (pas bien).
Qu'est-ce qui fait la qualité de Criminal Minds par rapport à la quantité de séries scientifico-policières du moment ?
Commençons par le casting : outre l'ex-faucheur, on retrouve aussi AJ Cook (J Jareau, aka Charlotte dans Sunday Mornings, pour ceux qui suivent). Forcément un gage de qualité. Pour reprendre un peu de sérieux, on peut compter sur l'indéridable Thomas Gibson (agent Hotchner). Matthew Ray Gubler (Dr Reid) représente la somme de matière grise tandis que Shemar Moore (agent Morgan) et Lola Glaudini (agent Greenaway) amènent leur part de muscles et de sexytüde. Kirsten Vangsness (agent Garcia, mais elle parle français, pas espagnol) se charge pour sa part des tâches ingrates nécessitant un ordinateur.
Ensuite, le scénario est réellement prenant, les histoires plus tordues les unes que les autres, pire que dans les Experts. Sans trop abuser des effets de manches, la réalisation nous plonge dans des ambiances glauques au possible, qui arrivent à faire peur même aux plus blasés (c'est dire...). On trouve même pas mal de suspense dans les scènes d'action, même si peu de criminels y survivent. Aussi, la série décrivant la vie quotidienne de la brigade d'analyse comportementale du FBI, on n'a pas droit à la guéguerre entre les institutions locales et la police fédérale (c'est mon enquête !). L'agent fédéral parle, la police locale écoute. La scène du briefing, tout comme celle de l'aller-retour en avion, est traditionnelle. Tout comme la scène d'analyse spectrographique dans les Experts, ou le demi-tour de la voiture de Starsky et Hutch.
Au final, une série qui se laisse bien regarder. Même si ce n'était pas très gentil de mettre un épisode en deux parties à cheval entre la première et la deuxième saison, pour ceux qui suivaient la série au fur et à mesure. Le temps a du leur sembler long... Ces épisodes font vraiment mal. On ne peut pas s'empêcher de voir le suivant.
Car les histoires semblent aussi aiguisées que les lames des tueurs. La densité des scènes est oppressante. On a peur. Réellement. Ce n'est pas comme dans ces films où les gens s'en tirent miraculeusement. Non. Tout comme les profilers, on assiste à l'inévitable, en tentant d'évaluer sa part de responsabilité. Et c'est ça qui est vraiment flippant.
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