Ah, le dimanche après-midi... le repas en famille, puis la sieste sur le canapé... Avec un peu de chance, il y aura un grand prix de F1, voire un match du Tournoi des 5 (voire 6) Nations. Puis Martin et son école des fans, ses voyageurs de l'histoire, et puis Stade 2, ou 7/7 pour les plus courageux. Ou alors un Starsky et Hutch. Puis le rideau tombe, on se lève pour aller dans la chambre vérifier qu'il ne reste pas de devoirs à faire, en allumant la lumière parce que la nuit a fini par mettre un terme à cette insouciante rêverie.

Aujourd'hui, qu'est-ce donc que le dimanche après-midi ? Quand le falot Drucker a remplacé Martin, quand il n'y a plus de devoirs à faire... quand le dimanche matin lui-même n'existe plus. Il reste les balades dans la ville fantôme, ces immenses centres commerciaux qui paraissent d'autant plus cubiques qu'il n'y a personne ni dedans ni autour. Et le vent qui balaye toute tentative de balade vélocipédique (en même temps que les poches en plastique).

Alors on profite du temps généreusement attribué (imposé ?) par la société pour peaufiner l'espace habitable. Lave-linge et lave-vaisselle prouvent que leur utilité est supérieure à celle d'un plan de travail. L'aspirateur sort de sa torpeur pour parcourir inlassablement le tapis. D'où vient donc cette poussière que je ne sais voir les autres jours de la semaine ? Son compagnon le calcaire réclame aussi sa part de grattage. Même le savon se transforme en saleté, c'est dire...

Le devoir accompli avec fierté, je profite du temps qui reste pour introduire un peu de contenu dans cette base de données. Le dimanche, le site s'ennuie un peu si on en croit les statistiques.

Tous les rideaux sont ouverts, autant profiter du soleil, qui s'ingénie à passer derrière l'immeuble d'en face. Comme tous les jours. Sauf que le dimanche, on peut le mesurer. En guise de revanche, pour l'avoir ignoré toute la mâtinée, il sonne le glas du week-end, annonçant le lundi. Duquel, comme chacun sait, il sera absent. Tell me why I don't like Mondays...